19 septembre 2014

Vieux traumatisme

Il y a dix ans plus ou moins jour pour jour, j'étais encore en humanités ; je changeais pour la deuxième fois de classe et pour la quatrième fois d'option, afin d'éviter d'avoir un professeur de français qui m'avait littéralement harcelée moralement l'année précédente. J'en en étais devenue malade. J'avais des crampes à l'estomac avant son cours, je faisais des crises d'angoisse. L'enseignant ne cessait de me dire que je n'arriverais à rien dans la vie, que j'étais handicapée, que je ne comprendrais jamais la littérature, que je n'avais aucun avenir. Le professeur me mettait volontairement en échec et ne s'en cachait même pas. Certains professeurs étaient au courant de ce harcèlement, mais ils laissaient faire leur collègue, sans rien dire.

Dix ans se sont écoulés. En changeant d'option, j'ai rencontré des professeurs et des condisciples formidables. Poussée par mon nouveau professeur, j'ai même étudié les romanes à l'université. Il y a peu, je suis retournée dans mon école à cause de quelque paperasse administrative, et j'ai revu mon professeur-tortionnaire. Oui, dix ans se sont écoulés, des trains ont roulé sous les ponts et je me suis reconstruite. Pourtant en voyant ce professeur, mon coeur a sursauté, et lorsque nos regards se sont croisés, mes jambes ont tremblé.

 

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16 septembre 2014

Saint Laurent

 En sortant neuf mois après le film Yves Saint Laurent, Saint Laurent ne pouvait subir que des comparaisons, c'est pourquoi je vais évoquer le premier film. En ce qui concerne le jeu, il devait être très difficile de passer après le très talentueux Pierre Niney, qui jouait à la perfection le célèbre couturier. Je dois admettre que Gaspard Ulliel ne s'en est pas mal tiré (même s'il n'a pas, selon moi, la même délicatesse que Pierre Niney). Yves Saint Laurent est basé sur la relation qui l'unissait à Pierre Berger, sur les démons du couturier, sur sa descente dans la drogue, sur les relations "adultères" du couple ; tandis que Saint Laurent efface presque totalement Pierre Berger. Ce n'est a priori pas un problème, il y a probablement mille façons d'aborder le sujet : les conséquences directes de la drogue sur son travail, sa "véritable" jeunesse (comment il est entré chez Dior, etc), l'image de la marque dans le monde, ou que sais-je... Ce film a pris le parti de présenter des anecdotes. 2h30 d'anecdotes sans véritable angle. 2h30 d'anecdotes liées au sexe ou à la drogue. Le sexe. Parlons-en, du sexe. Il faudra d'abord m'expliquer l'utilité de voir Gaspard Ulliel nu et en érection ; ensuite m'expliquer l'utilité de voir d'autres hommes nus mais cette fois sans érection, lors de partouzes ? Choquer ? Ces scènes sont à l'image du film : d'un inintérêt incroyable. Ces anecdotes ne nous apprennent rien sur Yves Saint Laurent. Il était couturier, il était gay, il s'est drogué et il a trompé Pierre Berger. Je n'avais pas besoin de voir ce film pour le savoir... Ajoutons à cela un jeu sur la chronologie, où on se balade soudain à travers les années, on va dans le futur, dans le passé, sans trop prévenir, sans raison et sans but, de façon à laisser le spectateur encore plus perplexe. En effet, j'étais dubitative quant à l'utilité du film, pas encore quant à la qualité de sa réalisation ; mais ce petit jeu gavant a réussi à me laisser sceptique sur la construction entière du film. En conclusion, heureusement que je n'ai pas payé pour voir ce film ^^Grande

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Mon avis : 5/10 (oui, je suis vraiment trop gentille)

Posté par Aestra à 17:55 - Permalien [#]

02 septembre 2014

The Salvation

Lorsque j'étais petite, ma Maman a décidé de prendre en charge ma culture cinématographique, notamment en me montrant toute une série de westerns ; même si je la soupçonne d'avoir utilisé mon éducation commme excuse pour pouvoir reluquer les jolis Clint Eastwood et Franco Nero qui, dans leurs jeunes années, étaient tout de même assez craquinous. Je m'amusais donc à recréer ces films avec ma collection de playmobils du far-west et peu à peu, c'est devenu un univers que j'appréciais énormément. Seulement voilà, force est de constater que ce genre est actuellement délaissé... si je veux voir un western, je dois me contenter de vieux films (même s'ils sont très bons, hein). C'est pour cette raison qu' en 2012, je me faisais une joie de découvrir Django Unchained. Malheureusement, bien que j'aie aimé ce film, pour moi, c'est un Tarantino et non un Western (oui oui, le style Tarantino est un style à part, unique, qui ne rentre dans aucune catégorie). Je n'étais pas déçue du film, mais déçue de ne pas retrouver l'ambiance de mes bons vieux westerns.

Bref. Hier, j'ai eu la chance d'aller voir l'avant-première de The Salvation (merci Samounette-qui-gagne-tous-les-concours). C'est l'histoire d'une vengeance qui engendre une vengeance. Ce thème ne pouvait déjà que me plaire. Dès les premiers moments, bien qu'on sache ce qui va se passer si on a lu le synopsis, on est pris dedans. L'ambiance est lourde, très lourde. Beaucoup de regards, beaucoup d'ambiance. On retrouve les personnages des westerns, la lenteur, les dialogues. Le tout avec modernité et des acteurs, Mads Mikkelsen (<3) et Eva Green, qui jouent excellemment bien. Bref, on est dedans, on y croit, on ne s'embête pas, on se délecte. À voir absolument.

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Ma note : entre 9 et 10/10, mon coeur balance.

Posté par Aestra à 23:19 - Permalien [#]
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